Jedermann

en 2007, Jedermann

d'après Hugo von Hofmannsthal

Texte français, adaptation et mise en scène Daniel Hurstel

 

C’est l’histoire d’un homme, Jedermann, dans la force de l’âge. Il profite de la vie et de tout ce qu’elle peut offrir. On le voit d’abord organiser ses affaires, gérer ses biens, non sans coeur mais en suivant avant tout une logique implacable de jouissance placée sous le signe de l’argent. Il invite ses amis à un banquet auquel un personnage non convié – la Mort – apparaît. Jedermann signifie, en allemand, chacun d’entre nous. Après une rude négociation, la Mort lui concède une heure de répit. Mû par la seule logique qu’il connaisse, Jedermann ne veut pas faire seul le voyage ultime et cherche un compagnon. Amante, amis, famille, tous se déroberont. Même l’argent qu’il croyait maîtriser lui explique que son pouvoir n’est qu’illusion. La pièce comporte des scènes de grande théâtralité, denses et variées. Tragique et comique se succèdent. C’est un théâtre héritier des mystères du Moyen-Âge ; le défi consiste à en donner une version contemporaine.

 

Hugo von Hofmannsthal (1874-1929), poète, auteur dramatique autrichien est né à Vienne. À 17 ans, il publie ses premiers poèmes et rencontre aussitôt la célébrité avec un premier drame en vers, Gestern (Hier). « Hugo, même s’il est aussi pour tous les lecteurs allemands et autrichiens le dramaturge d’Electre, de Jedermann, le romancier d’Andreas, le conteur de la Femme sans Ombre ou du Conte de la 672° nuit, est d’abord et avant tout l’auteur de quelques-uns des poèmes les plus célèbres de la langue allemande ».           Comédie et tragédie alternent dans son activité théâtrale, marquée en outre par sa collaboration avec le metteur en scène Max Reinhardt, avec lequel il fonde en 1922 le Festival de Salzbourg. Dès lors, sa pièce Jedermann (1911) sera jouée à chaque édition du festival (sauf au moment de l’Autriche sous domination nazie).
Hugo von Hofmannstahl est un acteur majeur de la littérature autrichienne et mondiale. Rilke, Musil, Thomas Mann, Stefan Zweig admiraient son oeuvre, peu connue aujourd’hui en France.