Comme il vous plaira en 2009

en 2009, Comme il vous plaira

d'après William Shakespeare

Traduction de Daniel Hurstel et Vanasay Khamphommala mise en scène de Daniel Hurstel

LA TRADUCTION

 

 

La traduction nouvelle et jouée pour la première fois, montre, que les personnages de Shakespeare ne datent pas. Leurs comportements, leurs réactions, leurs façons de penser sont les nôtres, le théâtre de Shakespeare n’appartient pas au passé, il est universel dans le temps et dans l’espace.

Les mots, les expressions que Vanasay Khamphommala et moi avons choisis pour faire vivre ces personnages appartiennent à notre temps même si nous avons évité de tomber dans une langue abîmée et quotidienne, voire vulgaire. Là où Shakespeare a proposé l’ambiguïté, nous avons tâché, sans crainte de surprendre, de la reproduire, voire de la souligner, mais pas d’imposer systématiquement et sans nuance la lecture la plus osée possible. Oui, Shakespeare sait aussi être grivois et osé. Nous n’avons rien retranché de cela, bien au contraire, mais sans forcer le trait, respectant ainsi et Shakespeare et le public.

 

L'ACTION

 

L’histoire de « Comme il vous plaira » est celle d’un bannissement de l’ordre ancien : Celui de la fraternité qui va chercher refuge dans la forêt d’Ardenne. Par l’ordre nouveau : Celui de la force, la brutalité. La fille du duc bannie, la belle Rosalinde, et sa cousine Célia partiront donc vers cette forêt tentant d’y rejoindre leur oncle et père qui, paraît-il, y découvre la vie de « l’âge d’or ». Orlando, également banni parce qu’il a vaincu le lutteur du duc, est amoureux de Rosalinde qu’il a seulement aperçue. Célia, Rosalinde déguisée en garçon, et le fou Pierre de Touche se retrouveront donc dans la même forêt que le duc ancien et sa suite. Orlando suivi par son fidèle serviteur Adam les rejoint par hasard. L’amour d’Orlando pour Rosalinde s’est renforcé par cet exil mais privé de sa vue et de sa compagnie, Orlando est surtout amoureux de l’image qu’il s’est faite de Rosalinde. Il parcourt la forêt accrochant aux arbres des poèmes trop empressés qui lui sont dédiés. Rosalinde, avec une dextérité redoutable, cachée derrière son déguisement de jeune homme, qui va lui permettre de parler d’égal à égal, va jouer à Orlando les tours qui lentement ramèneront son amour d’une image rêvée idéale à une personne bien réelle, en chair et en beauté. Il ne perdra pas au change et …. Nous non plus.